Ensemble contre les pandémies : un laboratoire mobile pour la Tunisie

13 nov. 2017

Les maladies dangereuses ne connaissent pas de frontières. C’est pourquoi l’Allemagne aide des pays du monde entier à minimiser les risques biologiques.


Chaque geste est étudié soigneusement : les experts tunisiens sont formés au laboratoire Agrandir l'image (© GIZ)

C’est un jalon important dans la lutte contre les pandémies et la prolifération des armements chimiques : jeudi (9 novembre), l’Allemagne a remis à la Tunisie un laboratoire mobile ultramoderne qui permettra, en cas de menace par un agent pathogène hautement contagieux, aux autorités tunisiennes d’analyser rapidement la situation et de prendre des mesures adéquates.

Coopérer pour plus de sécurité

Les dangers biologiques ne s’arrêtent pas aux frontières. Lorsque des armements biologiques sont utilisés ou que des agents pathogènes provoquent une pandémie mondiale, la coopération internationale est l’unique moyen de lutter contre la menace. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne fournit plus de 18 millions d’euros pour aider ses pays partenaires, dont la Tunisie, à minimiser les risques en matière de sécurité biologique.

Cependant, pour universaliser la sécurité biologique, la coopération doit surmonter non seulement les frontières nationales, mais aussi les limites entre les disciplines. « Les décideurs et les experts des différents domaines doivent associer et harmoniser leurs efforts pour minimiser les risques conjointement et réagir de manière efficace en cas de besoin », a déclaré l’ambassadeur d’Allemagne Andreas Reinicke lors de la remise du laboratoire. Bonne coopération : l’ambassadeur Andreas Reinicke (à gauche) lors de la remise du laboratoire Agrandir l'image Bonne coopération : l’ambassadeur Andreas Reinicke (à gauche) lors de la remise du laboratoire (© GIZ)

Le médecin général de la Bundeswehr Michael Tempel a souligné l’importance que revêt cette démarche au niveau des relations entre l’Allemagne et la Tunisie, expliquant à ses auditeurs les objectifs du projet allemand : « Les activités en Tunisie se concentrent sur la formation d’experts issus des domaines de l’armée, de la police et des institutions sanitaires. Ils sont formés de manière à pouvoir diagnostiquer les agents pathogènes hautement contagieux de façon rapide et fiable pour en empêcher la propagation. » Forts de leurs nouvelles connaissances, ces experts servent ensuite de multiplicateurs au sein de leurs propres institutions.

 

Un engagement universel pour la sécurité biologique

Cette démarche dite intersectorielle est aussi adoptée par les partenaires allemands. Ainsi, l’Institut de microbiologie de la Bundeswehr et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH réalisent en Tunisie un projet commun qui s’inscrit dans un engagement plus large au titre de l’initiative de promotion et de renforcement du gouvernement fédéral allemand.

 

Dans le contexte de cette initiative, les ministères fédéraux des Affaires étrangères et de la Défense se concertent étroitement pour lancer des projets avec des partenaires sélectionnés dans le monde entier, l’objectif étant de leur donner les moyens d’affronter les menaces régionales avec encore plus d’autonomie.

 

La Tunisie est en outre un pays à domaines d’intervention prioritaires dans le cadre du Programme allemand de partenariat d’excellence en matière de sûreté biologique et sécurité sanitaire. Ce programme créé par le ministère fédéral des Affaires étrangères en 2013 est actif dans douze pays actuellement. Partie intégrante de la politique de sécurité préventive du gouvernement fédéral et de l’engagement allemand dans le Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes des États du G7, il vise à réduire les dangers biologiques et les risques de prolifération.

 

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Initiative allemande de promotion et de renforcement des capacités :

Sécurité biologique : informations en langue allemande sur le Programme allemand de partenariat d’excellence en matière de sûreté biologique et sécurité sanitaire

© Ministère fédéral des Affaires étrangères