Visite de la Tunisie, pays « précurseur »
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(© Thomas Trutschel/photothek.net)
« La population en Tunisie était la première en Afrique du Nord à avoir osé entamer le renouveau démocratique et est également une précurseur dans l’instauration de structures démocratiques », a déclaré le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle à l’occasion de sa visite en Tunisie. Il a ajouté que malgré tous les problèmes, les progrès de la Tunisie sont encourageants : « Si elle réussit à pérenniser le processus de démocratisation engagé, la Tunisie peut servir de modèle de changement dans la région. » C’est ce que l’Allemagne souhaite soutenir.
Le 9 janvier, le ministre fédéral des Affaires étrangères Guido Westerwelle a déclaré à Tunis que sa seconde visite en Tunisie depuis la révolution devrait faire passer un message clair selon lequel « l’Allemagne considère que la Tunisie a une grande chance de pouvoir servir de modèle à de nombreux autres pays de la région. » M. Westerwelle a souligné : « La Tunisie a encore un long chemin parsemé d’embûches à parcourir, mais elle a déjà réussi à faire un long chemin vers la démocratie avec l’organisation d’élections libres et la formation d’un gouvernement démocratique légitime. »
Lors de la visite qu’il a effectuée à Tunis le 9 janvier, M. Westerwelle a été reçu par le président tunisien Moncef Marzouki. En outre, le programme prévoyait également des entretiens avec le président de l’Assemblée constituante, Mustafa Ben Jaafar, ainsi qu’avec le premier ministre Hamadi Jebali et avec le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalam, membres du gouvernement de transition de la Tunisie récemment institué.
Dialogue germano-tunisien pour la transformation
Les deux ministres des Affaires étrangères ont signé des déclarations d’intention en vue d’un dialogue germano-tunisien pour la transformation et d’un partenariat énergétique. M. Westerwelle a également prononcé un discours devant l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et a rencontré des représentants de la société civile et d’organisations non gouvernementales.
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Selon M. Westerwelle, les élections ont mis en place diverses forces en Tunisie. Le gouvernement fédéral assurera une bonne coopération très étroite avec toutes ces forces politiques. Le ministre fédéral des Affaires étrangères est convaincu que « les partis islamiques et démocratiques iront de soi dans ce pays tout comme c’est le cas des partis chrétiens-démocrates en Europe. » Il a ajouté que les partis islamiques et démocratiques ont également le droit d’agir sans entrave et d’être considérés par l’Europe comme des interlocuteurs respectés.
Soutien de l’Allemagne
M. Westerwelle a poursuivi : « L’Allemagne soutiendra la Tunisie non pas seulement par des conseils et des paroles, mais aussi par des actes concrets. » Des investissements seraient préparés, entre autres par la délégation des chefs d’entreprise allemands qui accompagne le ministre. Environ 280 entreprises allemandes investissent déjà en Tunisie ce qui a permis la création de près de 40.000 emplois. Selon M. Westerwelle, il est temps d’augmenter considérablement ce nombre. La Tunisie a déjà mis en place une grande partie des conditions nécessaires..
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Le ministre fédéral des affaires étrangères a souligné : « Le succès de la démocratie requiert aussi une réussite économique. » L’Allemagne apportera également à la Tunisie un soutien financier direct par l’intermédiaire d’une conversion de dettes à hauteur de 60 millions d’euros. En outre, dans le cadre du partenariat pour le soutien au processus de transition, l’Allemagne débloquera plus de 32 millions d’euros au cours des deux prochaines années. À cela s’ajoutent les contributions allemandes au soutien du pays par l’Union européenne.
Finalement, M. Westerwelle a annoncé que l’Allemagne répondra à la demande du président tunisien Marzouki et permettra le traitement en Allemagne de personnes grièvement blessées lors de la révolution tunisienne. Le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalam a exprimé ses remerciements pour le soutien apporté par l’Allemagne au processus démocratique et au démarrage de l’économie. Les conditions requises pour un climat favorable aux investissements existent déjà et continueront d’être améliorées par la Tunisie.
| Dans le cadre du dialogue commun pour la transformation, le gouvernement fédéral débloquera des fonds supplémentaires à hauteur de 32 millions d’euros pour 2012 et 2013. Dans ce contexte, l’une des priorités concerne le projet du « Réseau pour l’emploi, la formation et la mobilité » auquel doivent participer des entreprises et des institutions scientifiques. Ce réseau comprend également un pacte pour l’emploi, financé par le ministère fédéral des Affaires étrangères, qui est notamment prévu pour la modernisation des centres tunisiens de formation dans des secteurs clés tels que les énergies renouvelables et le tourisme. |