Présidence allemande de l'OSCE en 2016 : « Renouveler le dialogue, rétablir la confiance, restaurer la sécurité »

OSZE-Flaggen Agrandir l'image (© OSZE/Mikhail Evstafiev)

À partir du 1er janvier 2016, l'Allemagne préside l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), prenant ainsi la responsabilité de piloter cette dernière en toute sécurité pendant toute l'année à travers une époque tourmentée marquée par les crises et les défis. Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, présentera le 14 janvier à Vienne le détail du programme de la Présidence allemande aux 57 États participants.

L'Allemagne prend pour la deuxième fois la direction de la plus grande organisation de sécurité régionale au monde, sa première présidence remontant à 1991. En tant que « président en exercice », c'est le chef de la diplomatie allemande qui est chargé de diriger l'Organisation. Le Secrétariat de l'OSCE, dirigé par M. Lamberto Zannier, ainsi que la Troïka de l'OSCE - formée par la Présidence actuelle, celle qui l'a précédée (Serbie) et celle qui lui succédera (Autriche) - assistent l'Allemagne dans l'accomplissement de son mandat.

Le Conseil ministériel, qui se réunira à Hambourg les 8 et 9 décembre 2016, marquera le dernier temps fort de la Présidence allemande.

Voici les domaines d'action prioritaires de l'Allemagne durant cette année à la tête de l'OSCE :

  • assurer le suivi de la gestion des crises et des conflits en Ukraine et dans son voisinage ainsi que des autres conflits non résolus dans l'espace de l'OSCE ;
  • renforcer les capacités de l'OSCE dans toutes les phases du « cycle de conflit », c'est‑à‑dire alerte rapide, prévention du conflit, gestion de crise et consolidation de la paix;
  • renforcer l'OSCE en tant que plateforme de dialogue, par exemple concernant les questions de sécurité paneuropéenne, les mesures de confiance et de sécurité ainsi que la lutte contre les menaces communes ;
  • promouvoir durablement la connectivité et la bonne gouvernance dans l'espace de l'OSCE ;
  • mettre l'accent sur la dimension humaine afin de garantir le respect des engagements pris ensemble dans le domaine des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Renforcer la tradition du dialogue sur un pied d'égalité

Avant le début de la présidence, Frank-Walter Steinmeier avait déclaré que l'Allemagne souhaitait renforcer durablement l'OSCE et sa tradition d'un dialogue de tous les États participants sur un pied d'égalité. Il estime en effet que c'est la seule façon de recouvrer la confiance perdue et de rétablir à long terme la sécurité sur le continent européen. Ce qui, selon lui, est d'autant plus vrai eu égard au conflit ukrainien dans le cadre duquel l'OSCE a démontré son importance exceptionnelle et son caractère indispensable.

Lire aussi: le Discours de M. Frank-Walter Steinmeier, Ministre fédéral des Affaires étrangères, devant le Conseil permanent de l'OSCE à l'occasion de l'ouverture de la présidence allemande de l'OSCE, le 14 janvier à Vienne (en allemand).

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